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lundi 26 mai 2008

Résistance des députés au retrait des réserves tunisiennes à la Convention (ONU) relative aux droits de l'enfant???

Historique:

Au debut,

En 1991 (Novembre), l'exposé de motifs du projet de loi ratifiant la convention UN relative aux droits de l'enfant énonçait clairement que bienque l'Etat tunisien se félicite de la ratification de la dite convention, il est tenu de présenter quelques réserves qui se justifiaient par notre appartenance à la civilisation arabo-musulmane impliquant une appréhension spéciale des règles de la succession et du mariage dont la teneur n'implique guère la mise en cause du principe de l'égalité entre sexe mais qui se justifient par des considérations sociales et économiques propres aux pays arabo-musulmans.

Les réserves de l'Etat tunisien étaient au nombre de 6 dont 3 déclarations:

1- l'Etat tunisien déclare qu'il ne prendra, dans l'application de la dite convention, aucune mesure législative, réglementaire ou autre qui va à l'encontre de la constitution. (Le ministre de la jeunesse et de l'enfance à l'époque a expressément déclaré qu'il s'agit là d'une référence à la religion et nos traditions arabo-musulmanes; séance plénière du 26/11/1991, page 120).

2- L'application de la dite convention sera dans la mesure des moyens de l'Etat tunisien.

3- L'Etat tunisien déclare que Le préambule de la convention et son Article 6 ne doivent pas être interprétés comme interdisant l'interruption volontaire de grossesse.

4- L'Etat Tunisien déclare que l'article 2 ne peut pas mettre en échec l'application de la législation interne relative au Statut personnel spécialement en matière de mariage et de succession.

5- L'Etat tunisien déclare que sa législation nationale peut s'écarter des dispositions de l'Art 40, $2.

6- L'Etat tunisien déclare que l'Art.7 ne peut pas mettre en échec l'application de la législation nationale relative à la nationalité (spécialement sa décéhance).

Ensuite,

En 2001, par la loi 2001-84, l'Etat tunisien a retiré 2 réserves (n° 2 et 5).

Aucun débat n'a eu lieu à propos de tel retrait.

Aujourd'hui,

Le gouvernement ramène un projet de loi dans lequel il propose de retirer les réserves 1, 4 et 6. Seul le 3ème restera en vigueur!!!

Le Problème:?

Que s'est il passé depuis 1991 et 2001 pourqu'on retire les autres réserves? Quel changement a eu lieu?

Qu'en est-il des réserves 4 et 6?

Des députés des commissions saisies du projet se sont surtout inquiétés du retrait de la réserve 4. Ils y ont vu un avant projet pour "chambarder" une autre fois le code de statut personnel.

La logique est simple: si on retire les réserves, par l'effet du parag3 de l'art 32 de constitution, les dispositions de la convention auront une valeur supérieure à celle de la loi interne. Que ce soit en matière de mariage ou de succession, on pourra alors se prévaloir de la dite convention pour écarter éventuellement les dispositions du CSP.

Alors, soit on laisse la législation telle qu'elle et on laisse avec les juges se "démerder" pour entrer dans un débat sans issue sur l'effet de l'ordre publique interne quant à l'application d'une disposition internationale!!!!!!!!! Soit on se dit qu'on est tenu par la loi d'être cohérent et on modifie notre loi interne pourqu'elle soit conforme au droit internationale!!!

Les députés ont vu la 2ème éventualité venir et se sont réellement inquiétés.

Et qu'est ce qu'on a fait?

Une audition du ministre de la justice par les commissions saisies a eu lieu. Le ministre c commencé par se référer à l'avis du Conseil constitutionnel (trop maigre. ???) qui n'a révélé aucune contradiction avec la constitution !!!!!!!!!!!!! Son avis est obligatoire. Ensuite, le ministre a "assuré" qu'il n'y aucune volonté pour modifier le CSP, du moins, pour la période actuelle.

La réplique des députés? Euh!!

On a alors décidé de prendre un autre délai de réflexion….pour les députés, bien entendu (afin qu'ils comprennent mieux!!!!!!!!!!!)

lundi 18 février 2008

Le Code de statut personnel, la détention préventive et la convention anti corruption.

La Chambre des députés tiendra mardi prochain 19/2/2008 une séance plénière au cours de la quelle elle discutera de 5 projets de lois dont 3 importants.

D'abord, un projet de loi amendant l'article 56 du code de statut personnel et que nous avons évoqué précédemment.

Ensuite, un projet de loi amendant les articles 13 bis, 57 et 85 du code de procédure pénale que nous traitons dans notre blog en langue arabe.

Enfin, un projet de loi adoptant la convention internationale anti corruption; la convention de New York du 31/10/2003. la Tunisie a, néanmoins, fait une réserve à propos de l'article 66 $2. il faut rappeler que la Tunisie a signé la dite convention depuis le 30/3/2004.

vendredi 14 décembre 2007

Le Code de Statut Personnel: Un autre amendement

Un projet de loi en cours vise à amender l'article 56 du CSP et en ajouter un article 56 bis.

Le dit projet instaure une double protection du droit de logement dont bénéficie la mère (ou la personne) qui a la garde des enfants.

La loi en vigueur se limiter à imposer au père de loger la mère et son enfant dont elle a la garde. Pour des raisons différentes, le père procède soit à vendre le domicile conjugal à un tiers qui pourrait expulser les bénéficiaires (mère et enfant) soit il résilie le contrat de location avec le propriétaire ce qui déclenche des procédures d'exclusion pour défaut de qualité.

Le projet remédie à ces pratiques en instaurant une double protection: pénale et civile.

Civile en 1er lieu, quand le père est tenu de loger la mère et son enfant dont elle a la garde, la mère bénéficiera d'un droit au maintien dans les lieux si le local est la propriété du père.

S'il s'agit d'un local loué, le père est tenu de payer les loyers.

Pénale ensuite, le père qui cède le local sans avoir mentionné le droit du maintien dans les lieux dont bénéficie la mère ou s'il serait la cause de l'expulsion de la mère du local loué s'il résilie le contrat de location ou ne paye pas le loyer, encourra une peine d'emprisonnement de 3 mois à une année et une amende de 100 à 1000 dinars.

Nous y reviendrons

jeudi 19 avril 2007

Le chantier législatif en cours

Les grands projets de loi en cours sont à leur phase définitive d'adoption par la chambre des députés.

Le 1er à citer est le projet modifiant et complétant le code de commerce et qui traite spécialement de la nouvelle législation du chèque. A priori, il sera discuté en assemblée plénière au début de mois de Mai.

Le projet de loi modifiant le code de statut personnel sera aussi discuté en assemblée plénière au cours de la même période.

Pour ces deux projets, un travail intéressant a été fait par les commissions permanentes chargées de son étude.

La semaine prochaine, l'assemblée plénière débattra du projet de loi relatif au secteur de l'audio-visuel. Le projet scinde en 2 unités indépendantes, la Télé de la Radio et contient d'autres dispositions relatives à la création des radios régionales.

Pour les projets qui sont en cours d'examen, il est lieu de citer 2 importants projets de lois:

1- un projet de loi relatif à l'amnistie des infractions de change et d'impôt

2- un projet de loi relatif à la consommation de produits dopants en secteur sportif.

Nous y reviendrons.