Très technique et trop complexe, le Droit Parlementaire n'est pas familier aux juristes et parlementaires. Pourtant, c'est à travers lui que la Démocratie est: soit bonne soit...inexistante. Avec L'ANC et l'ARP, ce droit doit être mis en relief davantage pour établir de bonnes pratiques et procédures favorisant une vraie démocratie
mardi 19 janvier 2016
Polémique autour de la Constitution de groupes parlementaires
lundi 9 novembre 2015
كيف سيكون وضع مجلس نواب الشعب بعد 9 نوفمبر 2015؟
mardi 3 novembre 2015
Pourquoi L’implosion du groupe Nida serait une mauvaise expérience pour le droit parlementaire Tunisien ?
dimanche 10 novembre 2013
Les Nouvelles de l’ANC : ca part dans tous les sens
Les nouvelles de l’ANC sont multiples, mais inutile de s’attarder sur chacune d’elles car elles témoignent toutes d’une confusion parfois imposée parfois recherchée de ses propres.
La première mauvaise nouvelle, c’est cette annonce non officieuse de certains arrêts du Tribunal Administratif annulant tout le travail de la commission du tri des membres de la future ISIE.
Inutile de s’attarder sur cette nouvelle.
On a évoqué cette question plusieurs fois ici. Cette ISIE est maudite pour l’ANC. Depuis la loi Constituante n°6, l’ANC a réservé un traitement malheureux à cette instance. La loi créant la nouvelle ISIE était tellement lacunaire que le TA trouvera toujours la faille pour frapper.
Je répète une autre fois : la bataille pour l’ISIE est alimentée en grande partie par cette bataille pour l’argent. Beaucoup en ont profité jusqu’au bout de l’ancienne ISIE et ils ne lâcheront jamais prise. D’autres veulent en prendre part coute que coute et ne lâcheront jamais prise, non plus. SANGLANT.
Le TA prend plaisir à faire bouffer le sable à l’ANC mais ca commence à irriter beaucoup de monde. La mise en échec du processus électoral risque de pousser une bonne majorité de la classe politique à approuver l’idée de mettre le TA hors état de nuire par l’effet même de la LOI. ATTENTION.
L’autre nouvelle, c’est cette annonce de la création d’une « alliance de la souveraineté du peuple » qualifiée à tort par certains comme un groupe parlementaire.
Cette entité n’est pas, jusque là, un groupe (au sens du droit parlementaire) car il parait qu’il n’existe aucune intention de la faire déclarer en tant que telle à l’administration de l’ANC.
Lisant son manifeste (ici) de près, elle parait plutôt une manœuvre pour déjouer tous les accords du dialogue national.
Certains y voient une avant alliance électorale plutôt qu’une entité parlementaire.
Peu importe.
Ce qui est sûr, c’est que les élus « indépendants » et les petits partis politiques au sein de l’ANC vont jouer des troubles fêtes durant le restant du mandat de cette ANC. ON VA VOIR DE TOUTES LES COULEURS.
Enfin, d’après les uns et les autres, aucun accord n’a été trouvé au sein de la commission du Règlement interne pour sortir de la crise créée par le nouvel amendement du dit texte.
Pour rappel, cette commission, appelée à amender le RI pour accélérer l’adoption de la Constitution, a procédé à un amendement majeur mettant le Président de l’ANC et son Bureau au merci de la bonne volonté de 109 élus.
Pour rappel aussi, cette commission a été crée sur la base de la règle de la représentativité proportionnelle. Ainsi, la majorité au sein de la dite commission est détenue par la majorité parlementaire gouvernante.
Pour rappel aussi, de la dite majorité susvisée, seul le CPR ne participe pas au dialogue national.
Par conséquent : Les Partis Nahdha, Takattol et une bonne partie de l’opposition doivent se trouver dans les même orientations.
Et pourtant !! L’amendement est passé !!! ON NE COMPREND PLUS RIEN.
vendredi 22 février 2013
Ali Larayedh…et après ?
L’ère Hamadi jebali est révolue, c’est du passé. Mais le présent sera encore long et l’avenir encore incertain.
Ali Larayedh aura 15 jours (au maximum) pour présenter un gouvernement…la Tunisie devra attendre encore…des négociations…qui pourront s’éterniser.
Dans tous les cas, Ali Larayedh devra s’assurer une majorité absolue à l’ANC avant d’aller au palais de Carthage déposer le « dossier de formation du Gouvernement ».
Arithmétiquement, le nombre de 109 élus n’est pas difficile à atteindre. 89 élus Nahdha, au moins 8 élus CPR, 6-7 Takattol, et 6 du groupe Liberté et dignité pourront facilement constituer un minimum de 109-115 élus assurant la « confiance ».
Peu importe ce que va proposer A.L aux partis qui vont lui assurer leur confiance à l’ANC, on se demande si on sortira de la Crise ?
La réponse « Oui » sera un équivalent de « miracle ».
Dans tous les cas, du coté de l’ANC, on souffrira davantage sur 2 plans :
Du coté des groupes parlementaires, le risque de voir des groupes disparaitre est plus que probable avec des défections très attendues de plusieurs élus. Si ces défections toucheront encore le CPR et Takattol, la crise touchera davantage un autre niveau : La Constitution.
Du coté du processus « Constituant », Ali Larayedh n’y pourra rien faire. Au contraire, si la Troïka actuelle perd encore d’homogénéité « la Constitution » sera encore plus « pathologique » car l’effort de l’améliorer (et dont tout le monde en est aujourd’hui conscient) ne sera plus partagé par tout le monde.
Plus grave encore, le texte électoral que l’ANC devra préparer sera l’étape où on se rendra compte que (et peut être tardivement) que nous avons mis déjà un pied dans le vide.
Ca fait des mois que tout le monde a essayé de chercher la crise du coté de la Kasbah…
L’histoire prouvera qu’on a mal vu…et que c’est aux environs de Bardo que les maux résidaient.
mardi 18 décembre 2012
Tourisme politique à l’ANC : Quelles conséquences ?
Le phénomène des défections de certains élus et les changements enregistrés au sein de plusieurs groupes politiques au sein de l’ANC a été qualifié par certains de « tourisme politique ».
Je ne sais pas si ce qualificatif est approprié ou non, mais le tourisme implique la recherche du confort et loisir sans « calcul » ce qui est loin d’être le cas des élus qui ont déserté certains partis ou groupes pour rejoindre d’autres.
Bref …
La question a refait surface ces derniers jours au sein de l’ANC à la suite de l’annonce de la seconde défection du 2ème Vice président Arbi Abid vers le parti FDTL (ETTAKATTOL) et son groupe après avoir déserté une 1ère fois le CPR pour le Groupe Wafa.
Aux coulisses de l’ANC, une rumeur circule selon laquelle certains se préparent pour entamer une action contre lui tendant à mettre en œuvre la procédure de l’article 30 : sa destitution du poste du second vice prédisent !
Peuvent-ils le faire ? Ont-ils le droit de le faire ? et Pourquoi ?
Le règlement interne de l’ANC a mis en place un système bien déterminé dans la constitution de ses structures : la constitution des structures se fait selon la règle de la représentativité proportionnelle faisant que leurs compositions doit refléter le schéma politique gouvernant la composition politique de toute l’ANC.
On sait qu’après quelques mois seulement de la mise en place de l’ANC, plusieurs élus ont quitté des partis ou groupes politiques pour d’autres et que seule la défection de certains vers le Parti Nida a provoqué une certaine polémique.
Alors, on se demande pourquoi, la défection de A.Abid va peut-être avoir des conséquences (réactions) plus vigoureuses ?
La réponse avancée par certains est simple : le mouvement constaté était limité aux groupes mais le mouvement Abid s’est opéré au sein du Bureau, organe directeur de l’ANC !!
Le fondement est globalement valable mais pris dans son sens théorique et pratique, il soulève tant de questions.
Encore une fois, on se rend compte des lacunes et aberrations du notre règlement interne car on a laissé sans conséquences des pratiques qui ont carrément bafoué une règle élémentaire dans la composition des structures de l’ANC : Le respect de la règle de la représentativité proportionnelle.
1- Dans les mouvements opérés au sein des groupes, on a bien constaté plusieurs défections après constitution des différentes commissions et structures de l’ANC conformément à la représentativité proportionnelle.
L’exemple du CPR est frappant : il avait entre autre 2 élus au Bureau, un rapporteur adjoint au comité mixte de rédaction et 3 membres à la commission constituante de la justice judiciaire et administrative.
Après la scission au sein de ce parti, le départ de Dh. Mannaï et l’actuelle défection de A.Abid, le CPR n’est plus présent au Bureau, a perdu le poste du rapporteur général adjoint et ses 3 sièges au sein de la commission constituante susmentionnée.
Le cas CPR est valable aussi pour les autres partis qui ont enregistré des départs comme ceux de Al Aridha ou le FDTL.
Il été évident que plusieurs commission ne reflétaient plus la réelle représentativité politique au sein de l’ANC.
Et pourtant, devant une telle anomalie, on ne pouvait rien faire. Pourquoi ?
C’est à cause d’une malheureuse disposition de l’Article 21 qui laissait entendre qu’on devrait laisser les structures mises en place au statut quo !!
Article 21 – le groupe est considéré dissout au cas où le nombre de ses membres devient inférieur à 10. Les groupes dissouts peuvent se reconstituer suivant les mêmes procédures susmentionnées sans que cela puisse affecter la composition des commissions.
Analysée du près, cette disposition ne concernait que les nouveaux groupes constitués les empêchant de chambarder la structure des commissions mises en place.
On aurait dû prévoir un mécanisme assez flexible permettant de faire toujours l’adéquation entre composition et représentativité. Hélas !
2- Au niveau du Bureau, le cas A.Abid n’est pas le 1er. Le Cas Dh. Mannaï est encore plus frappant. Quittant le CPR pour Nida Tounes, ce dernier parti s’est trouvé avec un siège au Bureau sans même avoir le même nombre des sièges d’autres groupes qui n’y sont pas présents par le jeu de cette méthode de représentativité proportionnelle!!
Il ne reste pas moins vrai, qu’en adhérant au parti FDTL et son groupe au sein de l’ANC, A. Abid a complètement chambardé la physionomie du Bureau.
Ainsi, le FDTL passe de 2 membres à 3, le même nombre des élus du parti Nahdha !!
Encore plus, 2/3 de la Présidence de l’ANC revient désormais au FDTL !!
Comme on le voit, c’est le parti Nahdha qui devient lésé ici (en plus du CPR).
Il est certain que la disposition de l’article 21 ne s’applique pas pour le Bureau.
Ainsi, un changement de la composition du Bureau reste possible et la rumeur d’une action visant A. Abid devient sérieuse d’autant plus que le règlement interne a prévu, pour ce cas, le moyen de le faire.
Si théoriquement cette action reste possible, sa mise en œuvre en pratique reste délicate à envisager au vu du respect dont jouit A. Abid auprès de l’ensemble des élus ANC et des conséquences politiques gravissimes qui pouvaient engendrer un effet domino n’épargnant personne dont le sommet de la hiérarchie.
Article 29 : Les assistants du président sont désignés pour tout le mandat de la Constituante selon la règle de la représentativité proportionnelle ( !). Les Groupes ayant le plus grand nombre de membres ont la priorité.
Article 30 – L’Assemblée peut mettre fin aux fonctions de l’un des vice-présidents ou l’un de ses assistants avec accord de la majorité absolue sur demande écrite et motivée déposée au Bureau par, au moins, 1/3 des membres.
mercredi 23 mai 2012
Etat des lieux : éternelle polémique…et Confusion
Après la polémique suite à l’annonce faite par MBJ de la date limite à la rédaction de la Constitution, voila qu’une autre s’en suit immédiatement et qui tient cette fois aux indemnités allouées aux membres de l’ANC.
Mais cette fois, ce sont tous les élus qui ont été placés aux bancs d’accusés.
Si tout le monde s’accorde aujourd’hui que les dépenses jusque la déboursées par l’Etat au profit de l’ANC sont énormes mais justifiées par la mission dont elle est en charge, les divergences s’installent à propos de ces augmentations des primes annoncées mais jusque là démenties.
Quoiqu’il en soit, certains avancent aujourd’hui que les élus doivent justifier ce « mérite pécuniaire » par l’accomplissement de la tache fondamentale qui est la rédaction de la Constitution, dans les délais annoncés par son Président.
La pression sur la Constituante devient énorme et à la limite insupportable. Mais le paradoxe c’est que c’est l’ANC elle-même qui provoque cette pression : acte suicidaire.
Personnellement, je pense que l’ANC a été maudite par son 1er texte qu’elle a adopté : l’OPPP.
Par ce texte, l’ANC s’est attribuée beaucoup taches législatives dont la plupart sont à la fois compliques et complexes dont notamment des textes relatifs à la magistrature, instance des élections, de l’information, de la justice transitionnelle et surtout, le texte électoral.
Avec l’absence de vision claire et précise sur ces questions et la non considération du caractère trop hétéroclite de la Constituante et ses composantes partisanes, l’Assemblée ne sait plus quoi faire en priorité.
La simple lecture du texte de l’OPPP laisse entendre que l’ANC s’est engagée à les adopter avant même la Constitution. Or, il s’avère que tout le monde se rend compte aujourd’hui que l’adoption de tels textes dépendait largement des principes fondamentaux que la Constituante doit se faire de ces questions fondamentales.
Ainsi, si l’ANC adopte dans les semaines à venir de pareils textes, elle va inéluctablement adopter certains principes fondamentaux qui y seront insérés. Par là même, elle se trouvera encore une fois prisonnière de ses choix.
Au lieu de planifier pour décider ensuite, l’ANC invente : On décide puis on verra.
Mais faut-il se poser la question : à qui revient cette tache de planifier ?
La planification dans les Assemblées modernes suit un processus simple : les premières idées se travaillent au sein des groupes puis remontent aux instances dirigeantes : Conférence des Présidents et Bureau.
Aujourd’hui ces entités crées pour être la base de tout un processus (les groupes) restent inertes et confondent encore entité parlementaire (le Groupe) et entité partisane (le Parti).
Mais à partir du moment que la majorité des Partis au sein de l’ANC se sont disloqués, les groupes n’ont pas réussi à surmonter ces faits et du coup, tout le processus qui devrait être suivi s’est trouvé « vicié » à sa base.
Si la base est vicié, l’entreprise qui se fait dessus sera menaçante-ruine
lundi 30 avril 2012
ANC : les dissidences vont-elles changer la donne ?
Au vu de ce que tout le monde a lu aujourd’hui sur les journaux de la place (à propos de ce qui s’est passé à Gabes pour certains élus du CPR) ou écouté sur les ondes de certaines Radios (surtout midi show avec Ezed Bedi, Yed Dahmani et Med Hamdi), il est évident que le paysage partisan au sein de l’ANC est entrain de changer de sa forme initiale.
Exception du Parti Nahdha, les autres « grands » partis de la Constituante ont subi des secousses qui ont ébranlé leurs unités : CPR, Aridha, FDLT et PDP.
3 de ces partis (exception faite de El Aridha) forment les grands groupes parlementaires outre le groupe du Parti Nahdha.
Ainsi, Partis et Groupes importants de l’ANC sont entrain de subir des changements qui pourraient être radicales et peuvent même bouleverser le schéma des forces présentes initialement à l’Assemblée.
La Question que tout le monde se pose aujourd’hui au sein de l’ANC et ailleurs : La donne politique va-t-elle changer au sein de la Constituante ?
Une réponse positive implique une conséquence grave : le gouvernement ne pourra plus tenir.
Personnellement, même si je suis convaincu que la donne est entrain de changer déjà, l’effet sur le gouvernement actuel ne sera pas aussi dévastateur qu’on le pense.
En effet, pour que le changement de la donne implique un tel effet, il faut analyser en terme arithmétique : en facteur Vote.
On se pose alors la question : Les dissidences vont-elles mettre la coalition en infériorité cad au dessous de la majorité (109) ?
Un rapide constat pousse pour une réponse négative. 17 CPR et Autant FDTL restent en faveur de la coalition. La Nahdha n’a besoin que de 20 élus en plus des siens pour rester. Elle les a largement.
En revanche, pour la Constitution, les choses ne seront plus si simples car il faut aller chercher les 2/3 et non la majorité.
Ce qui va déterminer le reste du processus c’est le futur comportement même de la Nahdha en face de l’évolution qui affecte les différents partis politiques (Opposition et Coalition) avant les prochaines échéances électorales.
A priori, deux hypothèses sont possibles :
La 1ère, c’est que la Nahdha va refaire son « cavalier seul » et tentera d’avoir sa propre majorité. Dans ce cas, elle sera seule contre (presque) tous.
La 2ème, elle va chercher une coalition électorale.
La 2ème serait très probable et dans ce cas, l’appétit des autres partis pour l’exercice du pouvoir va mettre les opposants actuels dans une mauvaise posture
vendredi 27 avril 2012
Le Règlement interne de l’ANC, sources des maux ?: le travail constituant un exemple
Certains (y compris moi-même) commencent à regretter la version du Règlement Interne (RI) de l’ANC avec ses 364 articles vu qu’elle véhiculait des dispositions évitant à l’Assemblée cette navigation à vue qui commence à irriter tout le monde (Majorité et Opposition).
Certes, les commissions constituantes font un excellent travail dans le sens qu’elles essayent d’être à « l’écoute » de tout le monde soit par des auditions soit par l’étude des différentes propositions émanant de la société civile, mais personne n’a une idée quand et comment on va passer aux choses sérieuses : la rédaction, le débat et l’adoption de la Constitution?
Si la situation est telle, c’est que le RI dans sa version actuelle n’aide pas assez les structures de l’ANC à établir un planning claire et précis.
Certains regrettent d’avoir sacrifié un RI dans une version certes étirée (364 articles) mais fortement précise et clairvoyante.
Ainsi, l’article 42 prévoyait que l’adjoint du Président chargé de la législation devrait suivre le travail Constituant de l’ANC. Cette disposition a disparu laissant un vide dans les attributions d’un membre du bureau.
L’article 54 attribue au Bureau le pouvoir de préciser les modes d’application du RI. N’ayant plus ce pouvoir, le Bureau est impuissant devant un RI lacunaire. Les compétences de la Commission du RI et de l’immunité en sont pas autant précise sur cette question.
L’article 62 impose à la Conférence des Présidents le devoir de se réunir périodiquement (une fois min par quinzaine) et l’article 66 lui attribue le pouvoir de dresser un planning d’action à l’ANC, son suivi et sa modification.
Cette disposition a aussi disparu au profit d’un maigre article 38 qui n’impose ni périodicité de réunion, ni pouvoir de planifier…(elle peut seulement proposer !!).
L’article 114, précise que les Commissions Constituantes ont 7 Semaines à partir de la 1ère réunion pour proposer leurs premiers rapports et proposition pour la 1ère lecture.
L’article 118, leur donne les même délais pour la 2ème lecture.
Entre la 1ère et la 2ème lecture, le délai ne doit pas dépasser 3 mois (article 216).
Avec ces 3 dispositions ci-dessus, on aurait un 1er travail effectué le 13 avril et un travail fini le 13 Juillet vu que toutes les commissions ont commencé le 13/2.
S’il est vrai que rien n’interdit à ce que le travail dans son rythme actuel va aboutir à un produit final (la Constitution) dans les même délais, mais il sera fait dans un certain désordre pouvant affecter sa qualité intrinsèque.
Le Comité mixte pour la rédaction de la Constitution était tenu d’assurer était tenu d’assurer un suivi instantané et continue des travaux des commissions constituantes (article 121 al 1). Et il est présidé par le Rapporteur général (Art 122).
Avec l’attribution de la présidence de ce comité au Président de l’ANC, le travail de cette instance s’est trouvée fortement dépendant du planning de la Présidence, planning trop chargé pour assurer de telles taches.
Avec la disparition de l’article 42, le seul lien ( !!) entre les commissions constituantes, la conférence des présidents, le CMCR et le Bureau en tant que la plus haute instante dirigeante de l’ANC, devient Le Président de l’ANC.
Avec les pouvoirs et taches extra constituantes attribués par le texte de l’OPP (organisation provisoire des pouvoirs publics) au Président de l’ANC, l’affaiblissement des pouvoirs des adjoints du Président, ceux de la Conférence des Présidents et l’inertie de l’administration, l’initiative de « planifier » s’est trouvée réduite voir même détruite.
Les seules structures qui pouvaient remédier à cette pathologie d’inertie sont les « groupes parlementaires ».
Malheureusement, ces structures se sont réduites à un simple concept « écrit et mentionné » dans le RI sans que son concept se voit hissé à l’esprit des élus et leurs partis pouvant « moduler » leur travail et leurs moyens d’actions au sein de l’ANC.
Pire même, la composition de ces groupes dans l’état actuel avec les dissidences qui se sont apparues dans plusieurs partis politiques vont être un facteur à effet très négatif sur l’esprit de la Constitution que l’ANC devra rédiger dans le « consensus ».
À suivre
mercredi 7 mars 2012
Débat autour de la « Cour Constitutionnelle »: état d’esprit?
Tout le monde envisageait qu’un chevauchement (voir même conflit) de compétence entre différentes commissions de l’ANC restait très probable.
Cette éventualité risque de se poser si un récent débat ne sera pas clos dans les prochains jours.
En effet, dans les coulisses de l’ANC, des discussions entre différents membres de différentes commissions commencent à voir le jour, spécialement à propos de la « Cour Constitutionnelle ».
Ainsi, certains membres de la Commission des instances Constitutionnelles estiment (et n’ont pas complètement tort) que le domaine de la « Cour Constitutionnelle » revient au champ de compétence de leur commission. Cette Cour devrait être une instance Constitutionnelle.
En revanche, les membres de la Commission de la justice judiciaire, administrative, financière et Constitutionnelle (CJJAFC), estiment que la création d’une « Juridiction Constitutionnelle » est une demande unanimement partagée.
Donc, selon ces derniers, la « Cour » ne serait pas une simple instance comme l’été le conseil constitutionnel, mais une « Juridiction » qui prononce des jugements (et non des avis) et de ce point de vue, elle fera partie intégrante du « système judiciaire tunisien » tel qu’il sera conçu par la dite commission.
En réalité, et selon mon modeste point de vue, le débat ne fait mal à personne.
Même s’il est vrai que tous les éléments laissent entendre que la question relève de la compétence de la commission CJJAFC, ceci n’interdit pas à ce qu’une autre commission en débatte.
Ceci étant dit, il ne reste pas moins que ce « débat » laisse apparaitre une profonde défaillance de travail de l’ANC.
D’abord, ce débat est un débat entre élus disparates et non entre groupes.
Ensuite, un tel débat aurait dû être, en premier lieu, réglé à l’intérieur des groupes parlementaires dont le 1er rôle est d’harmoniser les opinions de ses membres à propos de toutes les questions touchant au travail parlementaire (législatif et constitutionnel)
Enfin, si conflit y en a, c’est au comité de Coordination d’en statuer.
En exprimant mon opinion telle que décrite ci-dessus, certains élus ne l’ont pas apprécié.
Réellement, je ne suis pas surpris. La philosophie des « groupes » n’a pas encore gagné les esprits de nos élus. Hélas ! et c’est dommage.
Le débat ne fait mal à personne, à condition que l’esprit soit « open ».
Mais quand l’esprit, même d’un universitaire ou d’une élite, ne veut pas saisir ce sens, l’ « Open » devient « clos ».
Le clos= cercle Vicieux
vendredi 2 mars 2012
Une Minute #TnAC[i]
Qu’en est-il au juste ?
Pour ce débat avec le gouvernement décidé par l’Assemblée, ses instances ont décidé de le limiter à une durée globale. Ce temps a été réparti en 3 tranches : une première durée pour la présentation faite par les membres du gouvernement ; une 2ème pour les élus et une 3ème pour les réponses des ministres. La 2ème durée (tranche) devrait être répartie entre les groupes proportionnellement à leur représentativité.
Le Bureau n’a pas trouvé mieux que d’allouer à chaque groupe une durée se calculant par 1 minute par élu.
Donc, il appartenait à chaque groupe de répartir la durée qui lui a été accordée entre ses différents membres voulant intervenir. Un groupe de 29 membres (comme le CPR) n’a pas besoin de voir tous ces 29 intervenir. La logique voulait que le groupe répartisse son quota entre les différentes tendances à l’intérieur du parti. Idem Pour la Nahdha.
Mais pour les autres groupes (tel le groupe démocratique), cette logique se heurtait, apparemment, à un problème structurel lié à sa composition. Ce groupe réunit plusieurs partis qui sont eux même composites. Répartir le temps entre tendances ne permettait pas apparemment de résoudre le problème : tout le monde voulait prendre la parole. Alors, les 30 minutes risquaient d’être réparties entre 30 membres ce qui donne lieu à 1 minute par élu, pour ce groupe.
D’un point de vue de droit parlementaire, la notion du « groupe » joue ce rôle de catalyseur. Elle permet un minimum d’intervenant avec un maximum de propositions. Si tous les membres d’un groupe doivent intervenir, la notion de groupe perd , alors, tout son sens.
En réalité, la durée allouée se présentait, dans l’esprit du bureau, sous cette forme : 89min(Nahdha) ; 30min (Démoc) ; 29 min (CPR) ; 22 min (FDTL) etc...
Hélas ! dans l’esprit de certains, elle se présentait sous cette forme : 1min/élu.
Qui a tort et qui a raison ?
Aujourd’hui, beaucoup d’observateurs avertis au sein même de l’ANC , estiment que ceux qui ont déserté la plénière ont fait un mauvais calcul. En effet, certains groupes ont déjà déçu une bonne majorité lors de la récente plénière consacrée à la vision que font les groupes de la future Constitution.
Ces mêmes observateurs estiment aussi que le Bureau a très mal planifié cette séance de débat en y associant 3 secteurs « chauds » : Intérieur, Affaires étrangères et Affaires sociales. Il aurait dû la limiter à un seul secteur quitte à ce qu’il planifie plusieurs séances de suite. Au vu des secteurs sujets des débats, le temps alloué aux groupes n’était pas réellement approprié.
En une minute, je peux dire « Chapeau bas, messieurs, pour le travail que vous faites. Je vous en félicite » et ça en dit beaucoup.
En une minute, je peux dire aussi : « Messieurs, vous faites mal à ce peuple par votre incompétence et votre inertie » et ca en dit tant…
En moins d’une minute, l’avion de ben ali a fait son décollage, et toute la Tunisie a basculé…et c’est un fait.
Mais avant le fait, y avait la PAROLE. Celle-ci n’a pas réellement besoin d’une minute. Un mot aurait suffit. Un mot, c’est une infraction de seconde.
La vie se perd en une infraction de seconde.
Soixante secondes (1minute) pourraient la sauver.
[i] TnAC c’est le hashtag choisi par les tweeples Tunisiens pour désigner l’Assemblée Nationale Tunisienne
mercredi 29 février 2012
Le projet de loi du « Maadhoun Achar3i » : retiré ou refusé ?
Ces derniers jours, l’élu Mr Amor Chettoui (du parti CPR) a pris une initiative qui a provoqué une polémique. En effet, une information (jusque là non confirmée officiellement par l’ANC) a circulé faisant état d’un dépôt d’une proposition de loi par l’intéressé relative à une institution connue dans les pays arabo-musulmans (Égypte et Syrie) qui est : al maadhoun echar3i (المأذون الشرعي) .
Certains y ont vu un pas vers la polygamie, d’autres ont y vu une menace à la profession des notaires.
A.Chetoui, avait démenti que le titre de son projet était intitulé de la manière reproduite par la presse laissant entendre que sa proposition visait à créer des emplois pour les diplômés de l’université de la Chari3a.
Mais voila qu’une information ait circulé hier faisant état d’un retrait de cette proposition, alors qu’une autre information circule aujourd’hui au sein de l’Assemblée fait état d’un refus de la dite proposition et non d’un retrait.
Jusqu’à maintenant on ignore exactement le processus qu’a subi cette proposition.
D’abord, certains ont fait circuler que la proposition ait déposée au nom du Groupe CPR. Il s’est avéré que ce n’était pas ainsi. Certes, la proposition avait réuni la signature d’une dizaine d’élus, ce qui la rend conforme à la condition posée par le 1er paragraphe de l’article 108 du règlement interne, mais certains élus affirment que les signataires n’étaient pas tous des élus CPR.
Ensuite, on sait pas avec certitude si cette proposition ait été retirée ou refusée ?
Pour le retrait, l’article 110 l’autorise à 2 conditions : de un, que la proposition ne soit pas transmise à la séance plénière (la formulation du texte arabe est imprécise car il faut lire « non inscrite à l’ordre du jour de la plénière »), de deux, avant cette date, le retrait doit être motivé.
Alors, si retrait ait eu lieu, faut que les auteurs de la proposition (Mr Chetoui et les autres) aient formulé une demande en ce sens, motivée et signée par eux.
Personne à l’ANC n’évoque cette possibilité.
Donc, certains élus ont avancé aujourd’hui que la proposition ait été refusée par le bureau.
Il est fort probable que refus ait eu lieu (cette info le corrobore) mais de part qui et pourquoi ?
Bureau ? Président ?
J’ai parcouru le règlement interne et je n’ai trouvé aucune disposition autorisant le bureau à refuser la proposition exception faite de celle mentionnée au 2ème paragraphe de l’article 108 (réduction des ressources publiques ou augmentation des charges).
Ainsi, la « rumeur » faisant étant d’un refus pour « vice de forme » reste imprécise.
Jusqu’à maintenant, on ignore ce qui s’est passé exactement.
Ce qui est certain : de la proposition, on n’en parle plus.
jeudi 23 février 2012
Nos élus de l’ANC et l’initiative pour une participation citoyenne : Bravo mais un gros travail reste à faire.
Certains élus de l’ANC essayent courageusement à se rapprocher davantage des attentes des électeurs à travers des actions tendant à assurer une participation citoyenne à la rédaction de la Constitution.
Ce que je dois noter comme le plus important dans ces actions c’est que certaines d’elles ont permis d’associer certains élus de différents tendances politiques, parfois même opposées, à des activités les mettant en contact avec des associations de la société civile et des citoyens qui ne les partagent pas forcément les mêmes convictions politiques ou idéologiques. L’exemple du groupe OpenGov en est un exemple.
Ces actions nous apprennent à vivre ensemble malgré nos différences qui ne doivent pas, par ailleurs, nous empêcher de mener ensemble des actions conjointes pour le bien de la Patrie.
Une autre initiative personnelle d’une élue , la dernière en date, mérite amplement d’être saluée et qui a consisté en la création d’une page facebook (ici) pour permettre une certaine interactivité entre Les Commissions constituantes et le public. Cette initiative devrait être suivie d’une autre (élue) qu’on attend tous.
On doit se rappeler que l’article 79 a réservé aux élus une semaine pour se mettre en contact avec les citoyens (et non électeurs). Ainsi, en plus de ces mécanismes de contacts individuels, les élus mettent en place des moyens pour permettre un contacts avec les institutions de l’ANC (ses commissions).
Un fait bizarre quand même devrait être souligné : plusieurs ont milité pour le libre accès aux travaux des commissions ; chose qui a été faite via la disposition de l’article 54. Or, les citoyens n’ont pas accouru à assister aux dites réunions et seuls les journalistes en ont profité. Dommage ! car assister à des travaux de commission permet aux gens de comprendre « comment ça marche » à l’ANC.
D’ailleurs, cette ignorance de « comment ça marche » évoque la question des différents projets, document, propositions et autres paperasse qui ont été déposés auprès de l’ANC par des citoyens, associations et autres institutions.
Les gens ignorant la nature juridique de leurs dépôts et les effets juridiques qui en découlent, pensent avoir suivi le meilleur chemin. Hélas !
D’abord, expliquons ce que les gens sont entrain de faire : ils déposent leurs document au bureau d’ordre de l’ANC adressés à son Président. Celui-ci, dès réception, les distribue tout simplement à tous les élus. De ce point de vue, tous les document déposés sont bel et bien distribués.
Or les débats se font actuellement au sein des commissions. Pour qu’une commission débatte d’un document, il doit être « officiel » cad adressé à la dite commission ou soulevé par un de ses membres provoquant son étude et sa discussion.
Aujourd’hui, les élus sont submergés par les documents législatifs de droit comparé et, ne disposant pas d’assistants les aidant à faire le tri nécessaire, trouvent du mal à se tracer un chemin entre suivi des débats, participation aux discussions, assistance aux réunions des groupes et présence sur plateaux audio-visuels.
Ainsi, certes les documents sont distribués et circulent, mais on en parle timidement.
Alors un Conseil: si vous déposez un document, ciblez bien son destinataire (une commission, un groupe, un élu…) le tout via le président de l’ANC.
Si on doit saluer les initiatives privés de certains élus, on regrette l’absence d’une initiative institutionnelle mettant à disposition des élus, citoyens et associations : d’abord les documents déposés (puisqu’ils n’ont aucun caractère confidentiel), ensuite, les meilleurs procédures pour un meilleur traitement de cette participation citoyenne et, enfin, un mécanisme efficace pour que tout ce travail atterrisse quelques part, entre bons mains, et servira comme une source ultérieure pour un archive national, études scientifiques, recherches universitaires et pourquoi pas : une partie intégrante des Travaux préparatoires de la Constitution.
De ce fait, Oui, c’est vrai que ces document circulent…mais où ? seulement à l’intérieur de l’ANC : Si tu y es, c’est bon. Mais si tu en est Out : c’est la galère.
Certain élus, par « devoir de transparence », prennent du courage pour relater « in live » un débat d’une commission. On espère qu’ils pensent aussi à partager quelques documents qui lui sont distribués afin que tout le monde en tire profit en attendant que le site de l’Assemblée se hisse à un site de Constituante et non de communiqué de presse.
lundi 20 février 2012
Rédiger la Constitution! et après??
Un certain débat encore vif s’articule sur cette durée de mission de l’Assemblée Nationale Constituante. Certains exigent que cette durée de mission soit liée à la durée de la rédaction de la Constitution, d’autres estime que la durée du mandat de l’ANC ne doit pas dépasser une année ou 18 mois max.
Les textes en vigueur compliquent encore la question : l’OPPP (organisation provisoire des pouvoirs publics) et règlement interne. Le 1er par ses dispositions le 2ème par son silence.
Le texte de l’OPPP prévoit des dispositions dont il faut en tenir compte :
D’abord, l’art 21 prévoit la possibilité de réviser la loi sur les collectivités publiques et en charge l’ANC de cette tache. Ensuite, son art 22 dispose que l’ANC adoptera des (au pluriel) lois organiques relatives à la justice dans son ensemble. Quant à l’article 24, il précise que l’ANC va établir une loi sur la justice transitionnelle. Enfin, l’article 25 dispose que l’ANC établira une loi relative à la création d’une institution indépendante qui se charge des élections…
Bien entendu, un des textes les plus attendu, est incontestablement le code électoral.
La question qui se pose consiste à savoir si ces textes devront être adoptés en cours de la rédaction de la Constitution ou après ?
Au vu des commissions constituantes crées par le règlement interne, il est facile de détecter que ces textes annoncés par l’OPPP touchent à des secteurs qui seront au cœur même du débat constitutionnel au sein de l’ANC : collectivités locales (6ème commission), justice (4ème commission) et institution indépendante des élections (5ème commission).
Quand au code électoral, il ne peut être adopté qu’en fonction du choix du régime politique choisi (3ème commission).
Donc, pratiquement, on doit attendre les choix définitifs arrêtés par la Constitution pour passer à la rédaction des textes sus mentionnés et leur adoption.
À ce moment, une autre question va se poser : Qui va préparer ces textes ? Les commissions législatives ou on va avoir des propositions des différents groupes parlementaires ? ou même, une initiative du gouvernement ?
La logique veut que ce sont les organes qui ont conçu les choix constitutionnels (commissions constituantes) qui devront établir les textes appropriés sinon, on pourra avoir une certaine discordance entre le sens des textes d’application et la philosophie du texte Constitutionnel.
Or, le règlement interne ne laisse aucun doute que les commissions constituantes ne sont habilitées que pour la rédactions de la Constitution.
Car une fois la Constitution rédigée et adoptée, chacun pourra la lire à sa façon puisque personne n’a eu l’idée de prévoir quelle autorité sera chargée d’expliquer la Constitution durant la période allant de son adoption à la date de création d’une Cour Constitutionnelle (ou autre organe) si une telle institution y aura ?
samedi 12 novembre 2011
Composition des Commissions et Groupes au sein de l’Assemblée Constituante
Au vu du poste précédent représentant graphiquement la répartition des sièges au sein de l’Assemblée Constituante, la composition des structures de cette institution devrait suivre une logique mathématique faisant que toutes les tendances seront représentées au sein de ces différentes structures.
Ainsi, la base de la répartition sera le « Groupe ». La tendance en droit parlementaire moderne oblige à permettre au maximum des partis politiques de pouvoir former un Groupe.
Mes Calculs, prenant en compte plusieurs paramètres dont il est impossible de les évoquer ici, font que le nombre de groupe sera aux environs de 8 groupes avec la remarque que chaque parti ne peut former qu’un seul groupe.
On aura un groupe pour chacun des partis suivant : Nahdha, CPR, Aridha, Takattol, PDP, et 3 groupes formés en fonction de coalition entre différents partis et listes disparates.
Il est à remarquer ici que ces calculs partent de l’idée que le groupe ne signifie nullement un parti et que la formation de groupe n’est pas un droit exclusif aux partis. C’est la tendance du droit parlementaire moderne telle que émise et expliquée par la doctrine spécialisée et les recommandations de l’UIP.
Le mécanisme de la formation de ces groupes va influencer directement sur le nombre des commissions et leur mode de composition.
En effet, le schéma impose que l’Assemblée Constituante ne pourra avoir que 6 commission au maximum dont Une Pour la rédaction de la Constitution et une Pour le Règlement interne.
Ces commissions se composeront de 31 membres (max).
Le schéma de cette composition sera le suivant : Nahdha (12 membres), CPR (4), Takattol (3) [Remarquez que les 3 partis auront un total de 19 sièges permettant une certaine majorité), Aridha (4), PDP (2) et les 6 autres restants seront répartis soit entre les 3 groupes soit entre différents partis minoritaires [même si je pense que PDM et Al Bdil avec d’autres formeront un groupe ; el Moubadra , Afek et d’autres formeront aussi un groupe…].
Bien entendu, ce schéma part de l’idée que tous les partis vainqueurs, surtout, et vaincus ont clairement affirmé que la règle du consensus sera mise en premier plan. Si tel est le cas, le meilleur moyen d’y arriver ou de le tenter sérieusement, serait de passer par les Groupes.
Sinon, et si on veut passer par un schéma classique, ca sera une peine perdue et un grand gaspillage du temps.
Comme on voit, la conception d’un règlement interne pour cette Assemblée Constituante n’est pas une chose aisée. Au contraire elle est très complexe et pénible.
Les choses auraient été différentes si les textes (les décrets-lois) ont expressément précisé le mandat de cette Assemblée (Mission et Durée). Ainsi, on aurait facilement rédigé un R.I puisque il n’aura que 2 commissions au maximum : une pour rédiger la Constitution et autre pour son R.I. Les commissions ad hoc et autres spéciales (enquêtes, par exp) n’entrent pas en ligne de compte.
Mais, malheureusement, les choses ne sont pas faites comme elles le devraient être.
mardi 13 novembre 2007
Quels Amendements pour le règlement de la chambre?
Après l'appel fait par le président de la république à l'occasion du 20ème anniversaire du 7 Novembre pour réviser le règlement de la chambre afin de permettre la constitution des groupes parlementaires par la fixation du minimum requis à 5% au lieu de 10%, les spéculations sur les aspects du futur amendement du règlement commencent à courir.
D'abord et contrairement à ce qui a été dit quelque part, un parti politique ne peut pas constituer plus d'un groupe parlementaire même si cette condition ne figure pas expressément dans le règlement.
Ensuite, et si on tient aux paroles tenues par le président de la république, l'amendement du règlement n'aura pour but que de permettre la constitution des groupes parlementaires en ramenant le nombre requis de leurs membres à 5% au lieu de 10% actuellement.
Ainsi, et en premier lieu, l'amendement ne touchera que l'article 28 du dit règlement.
Actuellement, pour constituer un groupe parlementaire il faut avoir une liste des députés d'un même parti politique dont le nombre ne doit pas être inférieur à 10% des députés. Or, la rédaction de cette disposition est plus ou moins confuse. On se demande si on doit compter 10% du nombre effectif ou 10% des places. En effet, le nombre de places est de 189 députés. En exercice, on doit compter moins de ce nombre vu les vacances (et sont nombreuses) pour arriver à 184. 10% pourrait être soit 18,9 ou 18,4. Elle pourrait être 17 ou 16 si le nombre atteint les 170 ou 160!!!
En outre, si le règlement précise qu'il n'est pas tenu compte des infractions il ne précise pas à quel chiffre faut arrondir? Supérieur ou inférieur? 18,9 serait 18 ou 19? Le règlement de L'assemblée nationale française, par exemple, arrondit au chiffre supérieur.
Enfin, et en second lieu, il est difficile de prévoir un amendement de l'article 4 du règlement pour permettre la présence des présidents de groupe au sein du bureau.