Ce projet du règlement intérieur sera soumis aux débats de la plénière à partir du 11 Avril 2023.
Pour Consulter: Projet
Très technique et trop complexe, le Droit Parlementaire n'est pas familier aux juristes et parlementaires. Pourtant, c'est à travers lui que la Démocratie est: soit bonne soit...inexistante. Avec L'ANC et l'ARP, ce droit doit être mis en relief davantage pour établir de bonnes pratiques et procédures favorisant une vraie démocratie
Ce projet du règlement intérieur sera soumis aux débats de la plénière à partir du 11 Avril 2023.
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Si les manœuvres politiques sont reconnues par les sciences politiques et souvent estimées et souhaitées par les acteurs politiques, les combines sont autre chose.
En Tunisie, après la révolution, on
est passé du stade des manœuvres au stade des combines et ce depuis les
élections 2014.
Je dois avouer que cette TnARP a
droit intellectuel sur le concept de « combines parlementaires » car
elle en a excellé et excelle toujours.
C’est quoi manœuvres politiques ?
« Moyen habile, rusé et plus ou
moins malhonnête d'arriver à ses fins ».
Et combines ?
« Moyen astucieux, mais parfois
peu scrupuleux, utilisé pour parvenir à ses fins ».
Donc, c’est très délicat de chercher
la ligne de démarcation entre malhonnêteté et sans scrupules dans la démarche.
Cette TnARP 2019-2024 a entamé son
mandat par des manœuvres combines combinées. Et elle a excellé.
Tout le règlement intérieur et les
bons usages des pratiques parlementaires ont été bafoués.
Mais ce qui est passé durant la
session parlementaire 2020-2021 restera dans les annales de l’histoire
parlementaire tunisienne.
Du jamais vu au niveau des violations
de toutes les normes du droit parlementaire : une session en violation de
toutes les règles et usages. Une entame sans structures conformes et légales.
Et le top : la défiguration de
la cartographie politique par des actions calculées visant les groupes
politiques afin d’assurer une majorité numéraire pour faire passer les plus
mauvais des projets de lois : l’exemple du groupe national en est une
illustration.
A suivre
Si on avait Une VRAIE COUR CONSTITUTIONNELLE, une Cour compétente et professionnelle, cette proposition de loi aurait été refusée dès le départ sans qu’elle soit débattue en commission, ni en plénière. Hélas !
Si on avait un parlement moderne et démocratique, cette proposition aurait été rejetée ; Hélas !
Si on avait une administration parlementaire compétente et professionnelle, idem. Mais Hélas !!
Oui, il y a un problème avec le DL 116.
Là on est d’accord avec l’auteur de la
proposition : il y a un paragraphe qui met le 116 en conflit avec la
Constitution.
Logiquement, l’auteur aurait agit sur cette
disposition pour désamorcer le problème et renouveler le mandat du conseil
actuel.
Mais non, il passe à autre chose et avec
des motifs irréels et mensongères.
Irréels
Quand il invoque ce flux d'argent lié à la Publicité. C'est faux. Les rentrées publicitaires seront en devises et versées directement des les caisses de ces multinationales résidant en étranger. La Tunisie ne gagnera rien.
Mensongères
Car tout simplement ce fait n'a jamais existé. Et en plus, personne n'ignore le rôle de la chaîne évoquée. C'est Honteux quand même.
ça touche même à la sécurité nationale.
Pourquoi je me suis suffit à ces 2 séquences?
La Raison est simple: En Droit Parlementaire, l'initiative parlementaire ou le droit d'amendement est gouverné par le principe "d’entonnoir". Tu évoque un problème de texte et tu propose la résolution. Ce Principe t'interdit d'aller chercher autre chose.
Effectivement, les auteurs de la proposition sont allé à anéantir le DL 116 et démolir la philosophie Constitutionnelle de l'instance de l'Audiovisuelle.
Droit parlementaire, Tunisien et comparé,
et jurisprudence constitutionnelle, surtout comparée, suffisent à la battre en
brèche.
Le régime des décrets lois : fallait-il
les approuver avant de les amender ?
Les irrecevabilités procédurales :
Multiples :
-
Conflits d’intérêts du côté des auteurs de la
proposition
-
Conflits d’intérêts du côté des membres de la
commission
-
Défaillance de l’intérêt général
-
Défaillance de l’indépendance
-
Violation manifeste et gravissime du principe du droit
parlementaire quant aux exigences de clarté et sincérité des débats
parlementaires
Quant aux irrecevabilités
constitutionnelles, elles sont multiples aussi :
-
Violation de l’article 63 de la Constitution.
-
Violation des articles 3 et 50 de la Constitution
Toutes ces violations sont certaines :
textes de lois, jurisprudence et doctrine sont là pour corroborer notre thèse.
Ce plaidoyer servira pour attaquer une
éventuelle adoption par la plénière d’une telle proposition devant l’Instance
Provisoire du Contrôle de la Constitutionnalité des Projets de Lois (IPCCPL).
Bien entendu, d’autres griefs existent et
sont solides.
Pour deux raisons :
De 1, les personnes appelées à y remédier en sont incapables.
De 2, l’approche pour y remédier est toujours une approche fausse.
Les personnes :
Deux catégories de personnes sont en principe habilitées pour
apporter ou proposer des solutions à cette situation pathologique : Les
Politiciens et les académiciens. Mais ni les uns ni les autres en sont
capables.
Pourquoi ?
Pour les politiciens, la majorité d’entre eux manque d’exercice
politique « correct » et n’ont pas le niveau académique « convenable »
pour fonder et justifier leurs propositions. Ils agissaient toujours dans un
cadre de vue très aigue et opportuniste.
Pour les académiciens, ils manquent toujours de connaissances
approfondies de la réalité du cadre partisan. Leurs connaissances des partis
politiques se limitent souvent à une connaissance théorique de ces partis à travers
médias et réseaux sociaux.
Donc il fallait une chance divine pour voir dans cette cartographie
politique tunisienne des politiciens académiciens, d’une part, et d’académiciens
politiques, d’autre part, pour espérer une réflexion adéquate et juste.
Hélas, les politiciens académiciens, d’une part, et les
académiciens politiciens, d’autre part, ont souvent quitté la scène politique tunisienne
trop tôt, souvent pour cause d’égo ou pour cause d’incompatibilité morale avec
le cadre dans lequel ils se sont trouvés.
L’approche
Certains estiment que le problème réside dans le texte
constitutionnel et il faut amender la Constitution. D’autres pensent que le mal
vient de la loi électorale qu’il faut réviser.
Mais ont-ils justifié et prouver que la situation sera meilleur si
on agit dans un sens ou dans un autre? Non. Que des spéculations.
Pourtant, les données sont là.
Nous avons eu 3 élections législatives et les problèmes sont
toujours là.
Elections 2011 :
Avant les élections, la cartographie politique apparente donnait
ces parties ou entités politiques comme potentiels gagnants : Nahdha, PDP,
La gauche (classique telle que connue) …
Mais les élections ont donné une autre cartographie politique au
parlement : Nahdha (89 élus), CPR et ARIDHA (29 et 26 élus) et c’est une
surprise générale, Takattol (19), PDP (14) et le reste.
Qui s’est demandé pourquoi et comment le paysage politique
parlementaire s’est avéré différent du paysage apparent ou attendu ?
Il fallait chercher la réponse dans plusieurs sources : loi
des partis politiques, sondage d’opinions et loi électorale.
Mais ne faut pas s’arrêter là. Regardons cette même cartographie postélectorale
2011 en fin du mandat constituant : La Nahdha est restée solide. Mais le
CPR et ARIDHA ont perdu plus de 2/3 de leurs élus ; Le PDP s’est scindé ;
et plusieurs groupes parlementaires ont disparu.
Il est évident qu’on a un problème avec les partis politiques (loi des partis) et le régime des groupes parlementaires (Règlement intérieur).
Elections 2014
Les élections 2014 ont donné lieu à une autre cartographie
politique différente de celle de la Constituante.
Nida Tounes (86 élus) qui n’existait pas en 2011. La Nahdha passée
second parti perdant une vingtaine d’élus ; Le parti Union nationale libre
avec 16 élus et front populaire (une coalition de gauche) avec 15 élus se
présentent comme une surprise. Et le reste…
En fin du mandat ARP (2014-2019), La Nahdha est passée 1er
groupe ; Nida et Front populaire se sont scindés ; l’UPL a presque
disparu ; et d’autres groupes ont disparu aussi.
Il est évident qu’on a vécu le même schéma d’évolution : apparition puis disparition.
Et ce sont toujours les mêmes sources où fallait piocher : loi électorale, loi des partis, régime des groupes et sondage d’opinions.
Elections 2019
Vous connaissez le résultat : Nahdha
reste le 1er parti; Tayyar, Chaab et coalition de la dignité comme
surprises ; Destouri horr comme force émergeante absente en 2011 et 2013
et disparition ou presque de plusieurs composantes de la cartographie 2014 dont
notamment Nida Tounes, le front Populaire et l’UPL.
Et cette cartographie 2019 commence déjà à
bouger. Faut attende la fin du mandat pour trouver éventuellement le même
résultat de 2011 et 2014.
Dans ce cas, il n’est pas nécessaire d’attendre le mandat 2024-2029 pour espérer voir un cadre meilleur si on n'attaque pas la thérapie par le traitement des vrais causes de la pathologie.
La source de réflexion est identique :
il faut une vision globale et concordante entre système électorale, régime des
partis, sondage d’opinions et régime des groupes parlementaires pour espérer assurer
la stabilité politique du pays.
Hélas, les uns et les autres insistent pour
rester dans une option de réflexion aigue et aveugle. Et c’est là la question :
POURQUOI ? pour cause d’ignorance ? C’est Volontaire ? Ou pour
cause d’égo ?
Si c’est volontaire, c’est une autre analyse à faire. Là, c'est APEURANT.
إذا لم يتوصل مجلس نواب الشعب الْيَوْم إلى انتخاب رئيس الهيئة العليا المستقلة للانتخابات و سد الشغور على مستوى الأعضاء فهو يكون قد فقد شرعيته .— Bochra Bel H Hmida (@h_bochra) 30 janvier 2019
Abd. Kotti: On nous a informé que les bulletins de vote seraient marqués par un signe distinguant le bloc. C’est une mesure dangereuse et contraire au RI de l’#ARPTn et au principe de secret du vote— AlBawsala (@AlBawsalaTN) 30 janvier 2019
Sameh Bouhaouel : L’idée de marquer les bulletins de vote est contre les procédures. Nous sommes pour la transparence et pour le respect du consensus mais nous sommes contre cette mesure. #ARPTn— AlBawsala (@AlBawsalaTN) 30 janvier 2019
Sofiene Toubal (Nidaa): nous allons respecter le consensus et les députés ont tout à fait le droit de critiquer cette nouvelle méthode de vote. #ARPTn— AlBawsala (@AlBawsalaTN) 30 janvier 2019
Ahmed Seddik (FP): la mesure de marquer les bulletins de vote par un signe distinctif fait partie du consensus et elle n’est pas contraire au Règlement intérieur #ARPTn— AlBawsala (@AlBawsalaTN) 30 janvier 2019
Il est clair que le Règlement intérieur, cherchant à assurer la confidentialité du vote, a imposé 2 règles élémentaires : l’uniformité du support et le cachet de l’assemblée.
Salem Labiadh (Bloc Dem): les elections ne sont pas une question procédurale. C’est une question de fond. Pas de paix sociale ni de stabilité politique sans élections. #ARPTn— AlBawsala (@AlBawsalaTN) 30 janvier 2019